Les isoflavones sont des composés naturellement présents dans les plantes. On en trouve dans plusieurs aliments d’origine végétale, le soya et les produits à base de soya (ex. : tofu, huile, boissons) demeurant la source la plus importante. Ils sont aussi appelés phytoestrogènes à cause de leur ressemblance (en termes de structure chimique) avec les hormones sexuelles (i.e., œstrogènes).
On a beaucoup parlé de la prise d’isoflavones à cause de leur riche teneur en protéines, en acides gras essentielles, en vitamines et minéraux ainsi qu’en fibres alimentaires. À cet égard, plusieurs médecins et nutritionnistes s’entendent sur le fait que les isoflavones sont à inclure dans le régime alimentaire. Très grande chez les Asiatiques, leur utilisation demeure encore minimale chez les Occidentaux. Une bonne consommation quotidienne d’isoflavones sous forme alimentaire se situe à environ 50 g (Les aliments contre le cancer. La prévention et le traitement du cancer par l’alimentation, par Richard Béliveau et Denis Gingras, Outremont, Québec : Éditions du Trécarré, 2005); cependant, les effets des isoflavones dans les cas de cancer soulève la controverse.
Les isoflavones agissent à la manière des hormones, et on a démontré leur rôle dans la croissance des cellules cancéreuses. Malgré le fait que les isoflavones pourraient avoir des propriétés anticancéreuses (ex. : moindre risque général de cancer), les recherches ont produit des résultats divergents quant à leur utilisation sécuritaire. Par exemple, une étude récente réalisée auprès d’hommes japonais qui prenaient régulièrement des isoflavones a démontré une diminution du risque du cancer localisé de la prostate mais une augmentation du risque du cancer avancé.
Les données cliniques, insuffisantes, empêchent donc la recommandation de suppléments à base d’isoflavones pour la prévention du cancer de la prostate.