Nous commençons à décoder la base génétique de nombreux cancers, et bien que des cancers différents présentent parfois des parallèles, il n’y a présentement aucune relation évidente entre les tumeurs prostatiques et intestinales. Cela dit, ces deux formes cancéreuses sont courantes chez les hommes d’âge moyen et plus vieux; souvent même, des patients reçoivent les deux diagnostics au cours de leur vie. Il existe des tests de dépistage du cancer du côlon et qu’ils aient un CP ou pas, les hommes devraient s’en prévaloir.
Le saignement rectal indolore intermittent, qui est un effet secondaire bien connu et relativement inoffensif de la radiothérapie (à cause d’une lésion attribuable aux rayonnements), constitue aussi l’un des indicateurs de cancer intestinal. Il faut porter tout saignement rectal à l’attention d’un médecin parce que, à l’occasion, on découvre qu’il a pour origine un cancer rectal ou du côlon.
Enfin, on sait maintenant que la radiothérapie augmente le risque qu’un autre cancer apparaisse. Le risque culmine lorsque l’exposition aux rayonnements a lieu dans l’enfance ou tôt à l’âge adulte, et il décroît avec le temps. Une étude récente montre une plus forte incidence de cancer rectal chez ceux qui avaient subi une radiothérapie. Le nombre absolu de ces deuxièmes cancers était faible, ce qui s’expliquerait peut-être par un bon dépistage et un suivi plus serré des patients ayant subi une radiothérapie. Néanmoins, il est probable que la radiothérapie ait causé certains de ces seconds cancers.
L’homme qui reçoit un diagnostic de CP doit comparer ce risque et les autres effets de la radiothérapie à ceux de la prostatectomie ou de la surveillance active.