Fonction sexuelle : stabilisation post-RT
Selon une étude récente, on a tort de dire que la fonction sexuelle continue de se dégrader significativement deux ans après un traitement de radiothérapie (RT). Oui, d’autres études récentes font état d’une perte soutenue de fonction sexuelle après une RT, mais pour la plupart, elles ne sont pas fondées sur une évaluation de la fonction sexuelle des patients avant la RT.
Des médecins-chercheurs de la Pennsylvanie et de la Californie ont suivi 143 hommes traités par RT pour un cancer de la prostate en leur faisant remplir des questionnaires sur leur fonction sexuelle avant la RT et ensuite, pendant une moyenne d’environ quatre ans (pour certains, jusqu’à huit ans). L’évaluation portait sur la libido (le désir sexuel), l’érection, l’éjaculation et la satisfaction générale. Âge médian des participants : 69 ans; cote de Gleason médiane : 6; dose totale de rayonnements : entre 66,6 et 79,2 Gy.
Au vu des questionnaires, le « score » de la fonction sexuelle avant la RT est le meilleur indicateur des répercussions de ce traitement sur la sexualité. Le pointage initial pour la libido et l’érection était nettement lié à l’âge, alors que les résultats relatifs à l’éjaculation étaient liés à l’âge, à la race et à l’état matrimonial. Globalement (en ce qui a trait aux quatre aspects), la fonction sexuelle n’avait diminué notablement que dans les deux premières années suivant la RT, et elle s’était stabilisée par la suite (sans grand changement jusqu’à six ans post-RT).
Voilà une étude qui enrichit l’information sur un important effet secondaire et qui pourrait aider les patients dans le choix souvent difficile d’un traitement.