Quand, exactement ?

Concernant le moment idéal pour démarrer la suppression androgénique (SA) au plus grand bénéfice d’un patient, on ne peut que constater les divergences d’opi-nion entre les médecins. Certains prônent de lancer la SA immédiatement après la prostatectomie, d’autres seulement après une remontée du taux d’APS et d’autres encore après l’apparition de signes de dissémina-tion cancéreuse (par les symp-tômes ou selon les images radiographiques). Alors, quelle est la bonne stratégie ?Wishing to investigate this issue further, Mayo clinic (Rochester, Minnesota) researchers followed groups of men who went on ADT at varying times after having radical prostatectomies:

  • dans les 90 jours suivant l’intervention (SA adjuvante)
  • quand le taux d’APS atteignait-dépassait 0,4 ng/mL 
  • quand le taux d’APS atteignait-dépassait 1,0 ng/mL
  • quand le taux d’APS atteignait-dépassait 2,0 ng/mL
  • lorsque des signes de progression étaient détectés

 Les résultats pour les patients des quatre premiers groupes ont été comparés à ceux d’hommes n’ayant jamais suivi de SA.According to the recently published study report, the men who received adjuvant ADT had significantly higher progression-free survival and cancer-specific survival after 10 years than those who didn’t receive the treatment within 90 days. On the other hand, the benefits weren’t much greater for the men who started ADT once their PSA rose, compared to those who didn’t go on ADT.

Données saillantes : 10 ans plus tard, les hommes qui avaient reçu une SA adjuvante affichaient une survie générale au cancer et une survie sans dissémination cancéreuse nettement meilleures que les autres patients. La SA commencée après la remontée du taux d’APS ne présentait pas tellement d’avantages par rapport à la situation des hommes qui n’avaient pas suivi ce traite-ment. 

Les auteurs estiment que la SA post-chirurgie constituerait une bonne option pour les patients dont le CP est à risque élevé. D’autres études devront cependant établir quels patients en profit-eraient le plus (surtout au vu des possibles risques cardiaques associés à une SA prolongée).

Source: Siddiqui SA et al. J Urol 2008;179:1830-7