Palliative ou curative ?

On n’a généralement recours à l’hor-mo-nothérapie que lorsque le CP est avancé ou récurrent. Des agents utilisés (comme la goséréline, le leuprolide, la triptoréline) bloquent l’hormone de libération de la lutéinostimuline (LH-RH), laquelle participe à la production de la testostérone qui, à son tour, favorise la croissance des cellules prostatiques cancéreuses. Or, de récents essais cliniques d’agonistes de la LH-RH chez des patients atteints d’un CP virulent mais confiné à la prostate ont donné des résultats positifs au chapitre de la survie à long terme.

Après analyse de ces essais, le Dr Neil Fleshner et des collègues du Princess Mar-garet Hospital (Toronto) ont conclu que l’administration de goséréline après la pros-tatec-tomie ou la radio-thérapie permettait aux hommes ayant un pronostic sombre mais un CP non métastasique de survivre à leur maladie (l’un des facteurs les plus importants dans le choix de l’hormo-nothérapie par les patients, selon un sondage multinational de 2007) et de rejoindre la popula-tion générale quant au risque de mortalité.

Ils demandent donc que dans un contexte semblable, l’hormonothérapie soit reclassée en tant que traitement curatif et présentée ainsi dans les lignes directrices sur la prise en charge du CP.

Source : Fleshner N. et coll., Prostate Cancer Prostatic Dis, 2008;11:46-52