Ce numéro d’Entre nous aborde un sujet crucial, le dépistage du cancer de la prostate (CP) par l’APS. Les premiers résultats de deux essais entrepris il y a déjà plus de 10 ans viennent tout juste de paraître, et le Dr Tom Pickles en résume l’essentiel pour vous. Comme rien ne peut être simple avec le CP, les essais rapportent des résultats différents : l’américain n’associe aucun avantage au dépistage, tandis que l’européen indique une diminution de 20 % de la mortalité par CP en raison du dépistage. Vous verrez dans l’article du Dr Pickles que les essais comportaient tous deux des biais ayant contribué aux résultats obtenus. Un point commun en ressort malgré tout : pour éviter le décès d’un homme par suite du CP, un nombre important d’hommes devraient se soumettre au dépistage et plusieurs devraient recevoir des traitements dont ils n’auraient peut-être jamais eu besoin. Le débat sur le dépistage est loin d’être terminé !
Ces essais vont soulever beaucoup de discussions dans la communauté médicale. Ils serviront aussi à sensibiliser les hommes à la prise en charge de leur santé — un domaine où il y a beaucoup de rattrapage à faire, explique le Dr Larry Goldenberg. Le Département d’urologie de l’Université de la Colombie-Britannique élabore présentement un modèle qui permettra une meilleure approche de la santé globale des hommes, et on espère qu’il se répandra au Canada pour l’implantation de programmes d’évaluation et de prise en charge de la santé masculine.
Pour sa part, le Dr Fabio Cury a fait un tour d’horizon des retombées de la suppression androgénique — ou hormonothérapie — sur la qualité de vie. Il faut d’abord comprendre ces répercussions indésirables pour pouvoir les atténuer et peut-être même les prévenir. Encore une fois, le mode de vie est mis à contribution.
Bonne lecture !